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SST Sauveteur Secouriste QCMPartie 2 sur 3

SST Sauveteur Secouriste QCM Questions et Réponses d'Examen 2026 (11–20)

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  1. Q11Quel est le risque principal lors du transport manuel d'une victime sans matériel adapté ?

    • AQue la victime tombe du brancard improvisé
    • BD'aggraver les lésions rachidiennes ou vasculaires, et de blesser les secouristes eux-mêmes
    • CQue la victime prenne froid pendant le transport
    • DUn risque uniquement juridique pour le SST
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    ✓ Bonne réponse: B. D'aggraver les lésions rachidiennes ou vasculaires, et de blesser les secouristes eux-mêmes

    Le transport manuel sans matériel adapté est une source d'aggravation des lésions (rachis, membres) et de blessures pour les secouristes (lombalgies, chutes). Il ne se justifie qu'en cas de danger vital immédiat. Dans les autres cas, on attend les secours et le matériel de relevage/brancardage.

  2. Q12La mydriase bilatérale (pupilles très dilatées et non réactives à la lumière) chez une victime inconsciente évoque :

    • AUne intoxication aux opiacés
    • BUne hypoglycémie sévère
    • CUn arrêt circulatoire prolongé avec anoxie cérébrale ou une mort cérébrale
    • DUn simple état de choc émotionnel
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    ✓ Bonne réponse: C. Un arrêt circulatoire prolongé avec anoxie cérébrale ou une mort cérébrale

    La mydriase bilatérale aréactive (pupilles fixes et dilatées) est un signe de gravité extrême. Elle peut indiquer un arrêt circulatoire prolongé avec souffrance cérébrale sévère, une intoxication à certains produits, ou une mort cérébrale.

  3. Q13En cas de noyade, quelle adaptation de la RCP est recommandée dès la prise en charge de la victime (même dans l'eau si le secouriste peut maintenir la tête hors de l'eau) ?

    • ACommencer par 5 insufflations de secours avant les compressions thoraciques
    • BNe réaliser que des compressions thoraciques car l'eau empêche les ventilations
    • CMettre en PLS avant toute autre geste
    • DCommencer directement par 30 compressions comme pour l'adulte
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    ✓ Bonne réponse: A. Commencer par 5 insufflations de secours avant les compressions thoraciques

    La noyade est un arrêt d'origine hypoxique (manque d'oxygène). Contrairement à l'arrêt cardiaque d'origine cardiaque, on commence par 5 insufflations de secours initiales avant les compressions (comme pour l'enfant), car l'oxygénation est la priorité absolue. Cette recommandation s'applique aussi à l'enfant et à l'adulte victime de noyade.

  4. Q14Quels sont les signes d'une réaction allergique grave (anaphylaxie) nécessitant une alerte immédiate ?

    • AUrticaire généralisée, gonflement du visage/gorge (œdème de Quincke), difficultés à respirer, chute de tension
    • BÉruption cutanée localisée au bras avec légères démangeaisons
    • CNausées et douleurs abdominales isolées
    • DRougeur du visage sans autre symptôme après repas
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    ✓ Bonne réponse: A. Urticaire généralisée, gonflement du visage/gorge (œdème de Quincke), difficultés à respirer, chute de tension

    L'anaphylaxie sévère associe des signes cutanés (urticaire, érythème), respiratoires (bronchospasme, œdème laryngé) et circulatoires (chute tensionnelle, tachycardie). C'est une urgence vitale immédiate nécessitant l'injection d'adrénaline (si protocole) et le 15.

  5. Q15La désinfection d'une plaie simple se fait avec :

    • ADe l'alcool à 90°
    • BDe l'eau et du savon, puis un antiseptique adapté à la peau
    • CDe l'eau oxygénée à 10 volumes
    • DDe l'éther
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    ✓ Bonne réponse: B. De l'eau et du savon, puis un antiseptique adapté à la peau

    Le nettoyage d'une plaie simple se fait d'abord à l'eau courante et au savon, puis on peut appliquer un antiseptique cutané (chlorhexidine ou Bétadine). L'alcool à 90° brûle et abîme les tissus.

  6. Q16Qu'est-ce qu'un risque résiduel en prévention des risques professionnels ?

    • AUn risque totalement supprimé après les mesures de prévention
    • BUn risque uniquement lié aux intérimaires
    • CLe risque qui subsiste après la mise en place des mesures de prévention collectives et individuelles
    • DUn risque qui concerne uniquement les résidus chimiques
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    ✓ Bonne réponse: C. Le risque qui subsiste après la mise en place des mesures de prévention collectives et individuelles

    Le risque résiduel est le niveau de risque restant après application de toutes les mesures de prévention disponibles. Il justifie le port des EPI comme dernière barrière. Il doit être aussi faible que raisonnablement possible (principe ALARA) et être clairement identifié dans le DUERP.

  7. Q17Que doit faire le SST lors de la transmission du bilan aux secours médicaux à leur arrivée ?

    • APartir immédiatement pour ne pas gêner leur intervention
    • BRédiger un rapport écrit détaillé avant de leur parler
    • CTransmettre oralement : identité de la victime, circonstances, état à l'arrivée, évolution, gestes réalisés et leur résultat
    • DAttendre que les secours lui posent des questions
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    ✓ Bonne réponse: C. Transmettre oralement : identité de la victime, circonstances, état à l'arrivée, évolution, gestes réalisés et leur résultat

    La transmission du bilan aux secours (SMUR, pompiers, infirmiers) est une étape clé. Elle doit être claire, structurée et rapide : qui est la victime, que s'est-il passé, quel était son état, comment a-t-il évolué, quels gestes ont été réalisés et avec quel résultat. Cette information conditionne la prise en charge médicale.

  8. Q18Qu'est-ce qu'un protocole de soins d'urgence en entreprise et qui peut l'établir ?

    • AUn document rédigé par le SST le plus expérimenté décrivant les gestes autorisés
    • BUn document médical signé par le médecin du travail, autorisant le SST à réaliser des actes spécifiques (ex : injection d'adrénaline) qui dépassent la formation standard
    • CUn contrat entre l'entreprise et les pompiers pour des interventions prioritaires
    • DLa liste des médicaments achetés pour la trousse de secours
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    ✓ Bonne réponse: B. Un document médical signé par le médecin du travail, autorisant le SST à réaliser des actes spécifiques (ex : injection d'adrénaline) qui dépassent la formation standard

    Un protocole de soins d'urgence est un document médical élaboré et signé par le médecin du travail, avec accord de l'employeur. Il peut autoriser le SST à réaliser des actes spécifiques adaptés aux risques de l'entreprise (ex : administration d'adrénaline pour anaphylaxie, glucagon pour hypoglycémie sévère). Il est obligatoirement personnalisé par entreprise.

  9. Q19Une victime d'un arrêt cardiaque a un défibrillateur implantable (DAI/pacemaker). Faut-il utiliser le DAE externe ?

    • ANon, le DAI interne défibrille automatiquement et le DAE externe est inutile
    • BNon, le choc externe pourrait endommager le DAI et tuer la victime
    • COui, mais uniquement si le DAI n'a pas encore fonctionné
    • DOui, le DAE externe peut être utilisé ; simplement ne pas placer l'électrode directement sur le boîtier du DAI (décalage de quelques centimètres)
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    ✓ Bonne réponse: D. Oui, le DAE externe peut être utilisé ; simplement ne pas placer l'électrode directement sur le boîtier du DAI (décalage de quelques centimètres)

    La présence d'un DAI ou pacemaker n'est pas une contre-indication à l'utilisation du DAE externe. On positionne les électrodes comme d'habitude mais en les éloignant d'au moins 8 cm du boîtier implanté. Le DAE externe prend le relais si le DAI n'a pas suffi.

  10. Q20Quel est le signe clinique caractéristique d'une fracture de côte (fracture costale) chez un travailleur accidenté ?

    • ADouleur localisée à la palpation de la côte concernée, augmentée à l'inspiration profonde et à la toux, avec ou sans dyspnée
    • BDouleur exclusivement en position allongée
    • CTuméfaction visible de la cage thoracique
    • DAbsence de douleur car les côtes ont peu de terminaisons nerveuses
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    ✓ Bonne réponse: A. Douleur localisée à la palpation de la côte concernée, augmentée à l'inspiration profonde et à la toux, avec ou sans dyspnée

    La fracture de côte se manifeste par une douleur vive, localisée, exacerbée à la respiration profonde, à la toux et à la palpation directe de la côte. En l'absence de complications (pneumothorax, hémothorax), le SST immobilise en position semi-assise, surveille la respiration et oriente vers une consultation médicale.

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