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Risque Chimique N2 QCMPartie 1 sur 3

Risque Chimique N2 QCM Questions et Réponses d'Examen 2026 (1–10)

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  1. Q1Le seuil déclenchant l'obligation d'établir un plan de prévention écrit en cas de travaux dangereux est :

    • ADès la première heure, quel que soit le volume de travaux, si l'opération figure sur la liste des travaux dangereux
    • BÀ partir de 200 heures de travaux sur 12 mois
    • CÀ partir de 400 heures de travaux sur 12 mois, dans tous les cas
    • DSeulement lorsque deux entreprises extérieures interviennent simultanément
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    ✓ Bonne réponse: A. Dès la première heure, quel que soit le volume de travaux, si l'opération figure sur la liste des travaux dangereux

    Pour les opérations figurant sur la liste des travaux dangereux (arrêté du 19 mars 1993), le plan de prévention écrit est obligatoire dès le début, indépendamment du volume horaire.

  2. Q2Sur un site chimique, un espace confiné est défini comme un espace :

    • ATout espace fermé à clé
    • BTout espace souterrain
    • CSuffisamment grand pour y travailler, avec des moyens d'entrée/sortie limités et non conçu pour y travailler de façon continue
    • DTout espace de moins de 10 m²
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    ✓ Bonne réponse: C. Suffisamment grand pour y travailler, avec des moyens d'entrée/sortie limités et non conçu pour y travailler de façon continue

    La définition réglementaire d'un espace confiné (selon la norme OSHA reprise dans les guides INRS) est : espace suffisamment grand pour qu'un travailleur puisse y pénétrer et travailler, avec des accès limités (entrée/sortie restreintes) et non conçu pour une occupation permanente.

  3. Q3Pour évaluer le risque lié à l'exposition à un mélange de solvants, la méthode réglementaire française préconise :

    • ADe prendre uniquement la VLEP du solvant le plus concentré
    • BDe ne considérer que le solvant le plus dangereux individuellement
    • CD'appliquer la formule additive : somme des fractions Ci/VLEPi pour chaque solvant i ; si cette somme dépasse 1, la VLEP du mélange est dépassée
    • DD'utiliser uniquement des mesures biologiques pour le mélange
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    ✓ Bonne réponse: C. D'appliquer la formule additive : somme des fractions Ci/VLEPi pour chaque solvant i ; si cette somme dépasse 1, la VLEP du mélange est dépassée

    En présence de plusieurs solvants dont les effets sont additifs (irritation des muqueuses, dépression du SNC), la conformité s'évalue par la formule : Σ(Ci/VLEPi) ≤ 1. Si la somme dépasse 1, les mesures de réduction de l'exposition doivent être intensifiées.

  4. Q4L'encadrant GIES N2 doit vérifier la date de péremption des EPI disponibles sur le chantier. Pour les masques filtrants à usage unique de type FFP, les cartouches et combinaisons, cette vérification est :

    • AFacultative si les EPI semblent en bon état visuellement
    • BObligatoire : les EPI périmés ou dont la date de vérification est dépassée ne doivent pas être utilisés
    • CUniquement nécessaire pour les EPI stockés plus de 5 ans
    • DDéléguée au fabricant de l'EPI
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    ✓ Bonne réponse: B. Obligatoire : les EPI périmés ou dont la date de vérification est dépassée ne doivent pas être utilisés

    Les EPI ont des durées de vie définies par les fabricants (généralement 3 à 5 ans à compter de la fabrication pour les filtres et combinaisons). Un EPI périmé peut avoir perdu ses propriétés protectrices. L'encadrant doit les retirer du service.

  5. Q5Quelle est la différence entre un ARI à circuit ouvert et un ARI à circuit fermé (recycleur) ?

    • AL'ARI à circuit ouvert est réservé aux pompiers, l'ARI à circuit fermé aux industriels
    • BL'ARI à circuit ouvert est plus léger et dure plus longtemps
    • CIl n'y a aucune différence opérationnelle
    • DDans l'ARI à circuit ouvert, l'air expiré est rejeté à l'extérieur ; dans le recycleur, le CO₂ est absorbé et l'O₂ régénéré, permettant une autonomie plus longue
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    ✓ Bonne réponse: D. Dans l'ARI à circuit ouvert, l'air expiré est rejeté à l'extérieur ; dans le recycleur, le CO₂ est absorbé et l'O₂ régénéré, permettant une autonomie plus longue

    L'ARI circuit ouvert rejette l'air expiré à l'extérieur (autonomie 15–45 min). Le recycleur (circuit fermé) absorbe le CO₂ et réinjecte de l'O₂ pur, offrant une autonomie de 1 à 4 heures, utile pour les interventions longues en atmosphère dangereuse.

  6. Q6Lors d'une opération impliquant du formaldéhyde (méthanal), pourquoi la protection respiratoire est-elle critique même à très faibles concentrations ?

    • ACar le formaldéhyde est hautement inflammable et peut exploser
    • BCar le formaldéhyde a une odeur agréable qui masque sa dangerosité
    • CCar le formaldéhyde est un gaz plus lourd que l'air qui s'accumule au niveau du sol
    • DCar le formaldéhyde est cancérogène catégorie 1B (H350), sensibilisant respiratoire et cutané, avec une VLEP contraignante très faible (0,5 ppm VLEP-8h en France)
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    ✓ Bonne réponse: D. Car le formaldéhyde est cancérogène catégorie 1B (H350), sensibilisant respiratoire et cutané, avec une VLEP contraignante très faible (0,5 ppm VLEP-8h en France)

    Le formaldéhyde (H2CO) est cancérogène cat. 1B, sensibilisant respiratoire et cutané. Sa VLEP-8h contraignante est de 0,5 ppm (0,6 mg/m³) en France, et sa VLEP-CT de 1 ppm. Son seuil olfactif est autour de 0,1 ppm, ce qui donne une faible marge avant les niveaux dangereux.

  7. Q7Dans un plan de prévention, la rubrique « mesures d'urgence » doit préciser :

    • ALes pénalités financières en cas d'accident
    • BLes assurances souscrites par chaque partie
    • CUniquement le numéro du SAMU
    • DLes moyens d'alerte, les responsables des secours, les points de rassemblement et les coordonnées des services de secours internes et externes
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    ✓ Bonne réponse: D. Les moyens d'alerte, les responsables des secours, les points de rassemblement et les coordonnées des services de secours internes et externes

    La rubrique urgence du plan de prévention doit être opérationnelle : qui alerte (moyen, numéro), qui coordonne les secours, où se rassembler, quels sont les contacts internes (infirmerie, PC sécurité) et externes (pompiers, SAMU).

  8. Q8Le facteur de protection assigné (FPA) d'un équipement de protection respiratoire représente :

    • ALe rapport entre la concentration extérieure et la concentration maximale à l'intérieur du masque dans des conditions d'utilisation réelles
    • BLe nombre maximal d'heures de port consécutives
    • CLa durée de vie du filtre en heures
    • DL'efficacité du filtre exprimée en pourcentage
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    ✓ Bonne réponse: A. Le rapport entre la concentration extérieure et la concentration maximale à l'intérieur du masque dans des conditions d'utilisation réelles

    Le FPA (ex: 10 pour un demi-masque, 1000+ pour un ARI) indique que la concentration à l'intérieur du masque est au maximum 1/FPA de celle de l'extérieur. Il permet de calculer si l'APR est adapté au niveau de pollution mesuré.

  9. Q9L'encadrant GIES N2 doit organiser les secours sur son chantier. Quelle disposition minimale est requise ?

    • AAvoir un extincteur et une trousse de premiers soins
    • BConnaître le numéro du SAMU
    • CS'assurer de la présence d'au moins un sauveteur secouriste du travail (SST) formé et que les moyens d'alerte sont opérationnels
    • DDisposer d'un défibrillateur sur le chantier
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    ✓ Bonne réponse: C. S'assurer de la présence d'au moins un sauveteur secouriste du travail (SST) formé et que les moyens d'alerte sont opérationnels

    La réglementation impose la présence de sauveteurs secouristes du travail (SST) en nombre suffisant et l'accessibilité aux moyens d'alerte et de premier secours. Le SST est la clé de voûte du dispositif de premiers secours en entreprise.

  10. Q10Les substances PBT (Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques) sont particulièrement préoccupantes dans l'environnement car :

    • AElles sont toujours inflammables et présentes un risque ATEX
    • BElles ne se dégradent pas rapidement dans l'environnement (persistantes), s'accumulent dans les organismes vivants en remontant la chaîne alimentaire (bioaccumulables) et sont toxiques pour les écosystèmes
    • CElles sont uniquement toxiques pour les plantes aquatiques
    • DElles sont classées ATEX de catégorie 1
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    ✓ Bonne réponse: B. Elles ne se dégradent pas rapidement dans l'environnement (persistantes), s'accumulent dans les organismes vivants en remontant la chaîne alimentaire (bioaccumulables) et sont toxiques pour les écosystèmes

    Les substances PBT (Persistent, Bioaccumulative, Toxic) sont très préoccupantes car leur persistance et bioaccumulation peuvent conduire à des concentrations élevées dans les organismes au sommet de la chaîne alimentaire, même à partir de rejets diffus à faibles concentrations. REACH leur réserve un traitement spécifique (SVHC).

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